Aller au contenu

Recommended Posts

  • Administrateur
Posté(e)

DS, Lancia… Des marques sacrifiées pour sauver Stellantis ?

AutoAntonio Filosa poursuit le grand ménage stratégique chez Stellantis. Priorité au volume plutôt qu’au profit, et retour à des modèles que les clients ont réellement envie d’acheter, quitte à renier certaines décisions de l’ère Carlos Tavares.

La méthode Filosa, chargé de remettre Stellantis sur les rails, est désormais claire. Fini la chasse obsessionnelle aux marges et les coupes de coûts systématiques, qui ont notamment distendu le lien avec les clients et les concessionnaires. Le remède passe par un recentrage sur le volume, le service client et, surtout, des prix plus accessibles. Antonio Filosa serait prêt à accepter des marges plus faibles à court terme pour relancer les ventes et permettre aux usines de tourner à plein régime.

Antonio Filosa, directeur général du groupe automobile Stellantis.

 

Côté produit, le plan – déjà partiellement en place – va de la baisse des ambitions électriques jugées trop agressives, au retour de motorisations emblématiques comme le V8 Hemi, en passant par une gamme davantage dictée par la demande réelle que par des objectifs purement financiers.

Restaurer la crédibilité du groupe

Cette remise à plat va plus loin qu’il n’y paraît. Selon des sources proches du dossier citées par Reuters, Antonio Filosa examine aussi de près le portefeuille de 14 marques du groupe. Des enseignes comme DS ou Lancia sont clairement citées comme « sur la sellette » si elles ne parviennent pas à démontrer rapidement leur pertinence.

Pour Stellantis et son nouveau patron, l’enjeu est majeur : restaurer la crédibilité du groupe après plusieurs années de stratégie perçue comme déconnectée du terrain. Reste à voir si ce retour aux fondamentaux suffira à inverser une dynamique négative installée de longue date.

 

Stéphane Lémeret

Publié le 15/12/2025 à 16h32 sur 20 Minutes.

Posté(e)

Compte tenu de l'Histoire d'Alfa Romeo et ce qu'elle représente pour des génération qui achète encore ses modèles (voir le succès du Junior), je ne pense pas qu'AR serait ciblé.

Posté(e)

des générations qui achètent

Posté(e)

C’est plutôt un plan qui vise un retour au sources plutôt qu’aux plateformes communes trop ressemblantes on dirait 

Posté(e)

Bien marrant ca  : "Pour Stellantis et son nouveau patron, l’enjeu est majeur : restaurer la crédibilité du groupe après plusieurs années de stratégie perçue comme déconnectée du terrain." La crédibilité sur le terrain Stellantis à fait fort avec le puretech, entachant, par la même occasion, la fiabilité des marques italiennes, qui n'avaient clairement pas besoin de ca. Même un Twin spark fiat fait office de roc à coté. Sinon la dynamique du retour au source semble plus appréciable, même si cela ne s'annonce pas aussi facile que ca.

  • il y a 1 mois...
Posté(e) (modifié)

Logique ce retour aux sources, Tavares a trop tiré sur la corde avec ses marges de luxe. Vouloir imposer du DS ou du Lancia alors que les gens galèrent déjà à payer une citadine de base... Résultat, plus personne suit. Pour se déplacer sans se ruiner dans l'entretien d'une bagnole hors de prix, mieux vaut opter pour un Taxi proxi, Faut arrêter de croire que tout le monde veut du premium à crédit.

Modifié par proman89
  • il y a 5 month...
  • Administrateur
Posté(e)

Stellantis : Le départ de Jean-Philippe Imparato acte la fin de l'influence française ?

Le départ du patron de Stellantis&You et de Maserati, le Français Jean-Philippe Imparato, marque la fin de l'influence française au sein de Stellantis. Depuis le remerciement de Carlos Tavares fin 2024, le groupe est en effet accusé de privilégier les intérêts italiens au détriment de ceux de l'Hexagone...

Les mouvements internes et les départs de dirigeants sont fréquents dans l'industrie automobile, et le groupe Stellantis n'y déroge pas. Après le départ de Carlos Tavares de la direction du groupe en décembre 2024, le directeur des achats, Maxime Picat, avait à son tour quitté l'entreprise à l'été 2025. Toujours l'année dernière, Yves Bonnefont, responsable du logiciel, Brigitte Courtehoux, directrice de Free2Move, et Olivier Bourges, responsable de l'expérience client, ont aussi pris la porte de sortie. Qu'ont-ils tous en commun ? Ils sont pour la plupart Français et d'anciens dirigeants de Peugeot Société Anonyme (PSA). Aujourd'hui, un autre Frenchie annonce son départ : Jean-Philippe Imparato, dernier grand dirigeant français encore présent au sommet de Stellantis.

Jean-Philippe Imparato, un Français encombrant ?

Cet ancien protégé de Carlos Tavares était quelque peu descendu en grade depuis le départ de son mentor . Après avoir pris la direction de l'Europe en 2016 sous l'ère PSA, il avait été nommé directeur général d'Alfa Romeo en 2021 , puis avait retrouvé la direction de l'Europe en 2024. Depuis la fin de l'ère Tavares, il avait été rétrogradé à la direction de Stellantis&You en juin 2025, la filiale de succursales appartenant en propre au groupe franco-italo-américain. Il avait également pris la tête de Maserati, alors la marque la plus malade du groupe Stellantis. Aujourd'hui, son départ, qui n'a en soi rien d'inhabituel puisque la plupart des cadres supérieurs jouent aux chaises musicales dans l'industrie automobile, symbolise malgré tout un sacré basculement : celui d'un groupe Stellantis désormais davantage tourné vers ses intérêts italiens que vers ses intérêts français.

Des Italiens à la plupart des postes clés

John Elkann, qui est président du groupe et représente les intérêts de la famille Agnelli, à l'origine de la création de Fiat, s'est en effet affairé à placer des Italiens à la tête des postes clés, à commencer par la direction générale confiée à Antonio Filosa en mai 2025. La direction de l'Europe a été confiée à Emmanuele Capellano, celle d'Alfa Romeo à Santo Ficilli, et celle de Stellantis&You à Luca Napolitano. Cette « italianisation » du groupe, qui compte cinq marques nationales (Abarth, Fiat, Lancia, Alfa Romeo, Maserati), n'est pas due au hasard : la présidente du Conseil, Giorgia Meloni, n'avait pas caché son mécontentement à l'époque de la gouvernance de Carlos Tavares, qu'elle soupçonnait de privilégier les intérêts français au détriment des intérêts italiens. Des désaccords illustrés notamment par le changement de nom forcé de l'Alfa Romeo Milano, devenue junior, car non produite en Italie, ou par la Fiat Topolino qui avait dû retirer ses drapeaux italiens sous prétexte qu'elle est produite à Kénitra, au Maroc. Le départ de Jean-Philippe Imparato vient aujourd'hui entériner un profond changement dans la gouvernance du groupe, qui devient de moins en moins français et de plus en plus italien. Les collaborateurs et les usines sont-ils menacés ? Il est, pour l'instant, encore trop tôt pour l'affirmer.

publié le 7 juillet à 05h00, Quentin Pannaud, Media365

Posté(e)

Moi que ce soit italien ou français, ce qui m’embête ce sont ses gammes copiées-collées d’une marque à l’autre avec un 1,2turbo essence ex puretech et un moteur électrique comme fleuron de leurs motorisations…

  • Administrateur
Posté(e)

Complétement d'accord avec toi.

×
×
  • Créer...