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Le 08/09/2011 at 19:02, Commandatore a dit :

Réfection du plancher de ma Giulia GT 1300 Junior de 1968 :

Nous allons suivre pas à pas, à travers les photos ci-dessous, comment j'ai remis en état l'intérieur de mon Junior.

Pour commencer, voilà son état lorsque j'ai repris cette voiture en juillet 2006. Visuellement, tout semble normal, mais les fenêtres et portes n'étant pas étanches depuis de nombreuses années et le Bertone ayant toujours vécu en Bretagne, au bord de la mer, il fallait traiter le plancher au plus vite :


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Après avoir soulevé les tapis de sol en caoutchouc, on tombe sur une épaisseur de skaï.
Sous le skaï, on trouve une épaisseur de mousse goudronnée comme une gaufre. Cette mousse est collée sur un revêtement de de goudron peint.
On remarque que le coin avant droit, au niveau du trou d'évacuation de la peinture,  a déjà été réparé... Pas bon signe ça...

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Voilà la mousse en question :

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Dans un premier temps, il va falloir mettre à nu l'habitacle afin de gratter le goudron sur la tôle car on se rend compte qu'il y a tout un écosystème là-dedans!!
Mousse et goudron ont une faculté commune : ils gardent bien l'humidité!!! Pas bon non plus ça...

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Je commence à faire sauter le goudron à l'aide d'un énorme tournevis, dont je me sers comme burin, et d'un marteau... Fastidieux et lent! Il m'a fallu plus de 3h pour faire un quart du plancher...! Et encore, c'est une partie facile puisqu’elle est large et facile d'accès!

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Assez perdu de temps, place aux vrais outils!!!
Sous les conseils éclairés de ceux qui se sont déjà amusés à ça, j'achète donc une décapeuse électrique à vibrations Bosch.
Là, c'est un jeu d'enfant! Ce n'est même plus drôle tellement c'est simple avec la décapeuse! 🙂

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Par contre, quoiqu'il arrive, le goudron laisse des traces partout, même en essayant de travailler consciencieusement...
Donc là, on sort le masque, les gants, des rouleaux de Sopalin renforcés et une bouteille de White Spirit... et on frotte!!! Attention, mélasse de m... en prévision!!

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Maintenant qu'on a quelque chose d'à peu près propre, on voit nettement les zones rouillées.
Toutes ces zones sont passées à l'inhibiteur de rouille (de chez Julien).

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Les zones bien marquées par la rouille sont poncées.

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Pour poncer, j'emploie plusieurs brosses différentes : en métal et en mousse de plastique. Pour dégager le maximum, un bon disque de papier de verre (gros grain) fait bien l'affaire.
Je gratte également toutes les jointures de tôle : là, c'est pénible car à la brosse, le joint chauffe, se liquéfie et devient inextricable!!!

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Le Framéto est l'ami des Alfistes!!! J'en passe sur les zones fortement rouillées

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Là, on peut faire un 1er bilan :
le plancher est sain (je rappelle qu'il a vécu pourtant au bord de la mer et que la flotte stagnait dedans...) dans 95% de sa surface. Seuls 3 endroits nécessitent vraiment un travail de rénovation complète : le coin avant droit (partie anciennement réparée), l'avant gauche (troué au niveau de la jonction du plancher avec la partie verticale) et un point d'attache du siège conducteur.

Ces 2 points qui sont troués, ne sont pas non plus névralgiques dans ce sens où il reste encore pas mal de tôle saine. Mais ça ne m'empêchera pas de les soigner avec un kit de réparation de chez Sinto à base de feuilles de fibre de verre et de durcisseur (rose).

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Ensuite, je m'attaque au trou avant droit (trou d'évacuation normalement bouché par un caoutchouc) : comme je n'arrive pas à araser toute la soudure faite à l'époque, je prends le parti de la conserver (c'est plus simple) et de la colmater de façon à pouvoir la peindre à peu près proprement.

J'utilise alors un autre kit de réparation de carrosserie de chez Sinto à base de résine "souple" et je barbouille tous les endroits qui comportent des creux ou des espaces vides (type feuilles d'acier rivetées mais dont l'extrémité n'est pas jointe). L'idée est simple : éviter de garder des creux.

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Les jointures de tôle ayant été enlevées... il faut bien les refaire!! Plus que de l'esthétisme, c'est plutôt pour qu'après la peinture, et si jamais de l'eau entrait encore dans la voiture, elle n'aille pas se loger dans des recoins où la peinture n'aurait pas été et qu'elle y recommence son travail de sape du métal.
Pour les joints, j'utilise un joint souple de construction Sikaflex. C'est normalement un joint qui tient à l'extérieur, pour la rénovation des pierres et du béton... Je bouche donc les trous avec ce joint.


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L'intérieur est maintenant prêt à être peint.

Il faut savoir qu'à ce stade, je découvre que la tôle que j'ai poncée et qui devient brillante et belle ne le reste pas longtemps! En l'espace de quelques heures, une très fine pellicule de rouille recommence à oxyder le métal. Donc, juste avant de repeindre, je reprends encore une heure pour tout re-poncer et aspirer.

Attention, le joint met du temps à sécher, il faut donc ne pas hésiter à laisser reposer une grosse semaine de façon à pouvoir peindre tranquillement!
Pour peindre, j'utilise de la peinture "Direct sur rouille" de chez Julien (je vais prendre des actions chez eux...!), laquée blanche.
Il semble que cette peinture ait un solvant similaire à celui du joint Sikaflex... cela veut dire que la peinture a énormément de mal à sécher dessus... mais à force d'attendre, on y arrive!


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Pour la peinture, j'ai passé 2 ou 3 couches épaisses au pinceau pour fabriquer une véritable couche protectrice.
Attention tout de même, la peinture reste fragile en cas de choc : un tournevis qui tombe sur la peinture toute belle vous fait un bel éclat!

Maintenant que l'habitacle est refait, sec et tout et tout, je passe à l'habillage.
Comme on a retiré tous les isolants (mousse et goudron) qui font gagner dans les 20kg, on a une voiture très bruyante. Donc, là, 2 écoles : ceux qui veulent faire du "light" pour la piste, peuvent passer à l'étape suivante voire même s'arrêter là, ceux qui veulent - comme moi - remettre leur belle en état "d'origine", vont pouvoir investir dans du "Gédicoustic".
Ce matériau se vend chez Casto, ou dans votre magasin de bricolage préféré, comme un isolant phonique et thermique. Avec un rouleau, j'ai pu faire le sol, le tunnel de boite, la banquette arrière.

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Je découpe mes morceaux et les fixe soit avec de la colle souple et du double face, soit je les pose sans rien d'autre.


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Pourquoi je les pose sans colle?
Mon idée est que, pour l'instant, l'étanchéité des portes n'a pas été faite. Donc, je ne peux pas certifier que l'eau ne rentrera plus dans l'habitacle. Donc, je veux pouvoir, à tout moment, accéder au plancher et passer un coup d'éponge.

Pour cela, j'ai acheté des tapis de sol en moquette chez Victor Parts et je vais les poser sur une épaisseur de Gédicousitc. Cette moquette sera fixée uniquement par un minimum de vis (notamment celles des rails de siège). Par dessus, je remettrai mes anciens tapis d'origine en caoutchouc.


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on n'oublie pas de revisser la banquette!

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Ça commence à (re) prendre forme :

 

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Détail du tunnel de boite :
Je colle des morceaux de Gédicoustic, puis fixe au double face, la moquette retaillée.


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Je fixe le tout par le haut sans jamais fixer le bas, car l'habillage d'origine en skaï que je remettrai par dessus va venir tenir le tout plaqué contre la tôle. Ça n'est pas par volonté d'économiser du double face, mais toujours dans l'idée de pouvoir accéder facilement en cas d’inondation!

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Afin de gagner en confort auditif, ainsi que pour avoir un toucher plutôt sympa, le bas de la banquette arrière est traité avec des chutes de moquette, sous l'habillage en skaï (que je ne recolle pas comme à l'origine et que je laisse pendre).

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Maintenant, tout est prêt : les surfaces à isoler sont traitées, les tapis de sol sont doublés de Gédicoustic, les tapis de sol en caoutchouc sont nettoyés et rénovés, il n'y a plus qu'à remonter par vis les habillages de skaï, pour redonner un look d'origine à l'habitacle.

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Et voilà le résultat final!

 

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Petite entorse pour les puristes, j'ai craqué sur un levier de BVM de chez Victor Parts qui est plus sexy que la boule noire d'origine.
Sur le sol, par-dessus les tapis en caoutchouc, j'ai posé des tapis en moquette frappés du sigle Alfa Romeo (toujours chez Victor Parts).
 


Voilà!
Ce travail résumé en 1 page m'aura prit environ 3 mois (soirs et week-end), mais le résultat est satisfaisant.
La voiture n'est pas trop bruyante (elle le sera encore moins lorsque les joints de vitre auront été faits), elle a gardé son cachet d'origine (du moins je l'espère) et elle est saine en terme d'humidité (et au pire, elle est accessible facilement pour l'éponger et l'aérer).

 

Ce travail a été réalisé à l'hiver 2006-2007 et à l'heure où je mets à jour ce tuto, en 2023, rien n'a bougé.




Quelques liens utiles :

http://www.sinto.fr/accueil.php

http://www.sika.fr/

http://www.peinturesjulien.fr/
 

Bonjour très beau travail

félicitation

Daniel

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